Artistes
Stuck in The Sound
BiographieC’était en octobre 2008, à Brooklyn. Nick Sansano (producteur de Sonic Youth, Public Enemy ou encore Noir Désir) met la touche finale au mix du deuxième album de Stuck In The Sound, Shoegazing Kids.
Le disque, enregistré en France, vient recevoir une dernière caresse sonore dans les studios d’un des plus grands producteurs de ces dernières années (il sera ensuite
masterisé par Ted Jensen, l’un des cadors du genre, détenteur de plusieurs Grammy Awards).
Deux ans après Nevermind the living dead (10 000 albums vendus, un single – ToyBoy – jouable sur Guitar Hero World Tour - sortie monde novembre 2008 - et une tournée de plus de 200 concerts, dont des dates à Rock en Seine, aux Vieilles
Charrues ou aux Eurockéennes, ce nouvel album, encore plus ambitieux, est une nouvelle étape pour l’un des groupes leaders du rock indé en France.
C’est un disque qui a été conçu et poli sur la longueur, comme une véritable épopée.
Ces « shoegazing kids », que nous avons tous été, et qui sont encore enfouis en nous, ce sont ces gamins un peu mal dans leur peau, qui ont souvent les cheveux sur le nez, et toujours le nez sur leurs chaussures.
C’est leur histoire et bien plus que raconte aujourd’hui ce nouvel album de Stuck In The Sound, au travers de douze titres qui ont décidé de ne pas choisir entre la rage et le renoncement, pour se poser comme une photo de cette période passionnante ou se nouent les doutes et les envies.
De l’instrumental d’ouverture Zapruder au troublant morceau de fin I Love You Dark, en passant par le bouleversant Playback
A.L. ou l’entêtant Shoot Shoot, c’est sur cette énergie que se construit tout Shoegazing Kids, sur ce grain à la fois très présent et impalpable. Il y a les déceptions amoureuses, les initiales qu’on grave au compas sur les arbres, ces soirées où l’on vide ses premières bières sans trop savoir pourquoi, les parents qui ne comprennent rien mais qu’on finira pas comprendre un jour, ces amis qui s’éloignent ou ceux que l’on jure de ne jamais quitter, les après-midi passées à glandouiller, le futur qu’on imagine.
Toutes ces histoires s’entrechoquent sur Shoegazing Kids avec une incroyable cohérence, tendue par un songwriting d’une grande justesse, nostalgique parfois, actuel toujours, mais surtout emprunt de lumière, qui offre un véritable écrin à ces histoires, que l’on rembobine et débobine à l’envie comme - ces chansons qui nous ont poussé à ne jamais renoncer, qui nous ont offert au rock comme le rock s’est offert à nous. Ces, chansons, le nouveau disque de Stuck In The Sound en regorge.
Il s’écoutera le poing serré, avec la certitude de tenir là un album compagnon, qui poussé par les singles Ouais (déjà en écoute sur OUI FM et LE MOUV’) et Teen Tale, pourrait propulser le groupe bien plus loin que les frontières hexagonales.
(Pierre Siankowski)
Après s’être forgé une solide réputation scénique, le groupe culte de la scène parisienne sort un album étincelant. Son élégance, sa virtuosité et son ambition en font le plus bel espoir rock.
Ce qui frappe de prime abord quand on découvre Stuck In The Sound, c’est cette efficacité que l’on croyait réservée aux groupes britanniques ou américains. Avec ses guitares acérées, ses rythmiques puissantes et une voix tout à la fois élégante et électrique, le groupe développe une musique essentielle, chaînon manquant entre la folie des Pixies, la puissance de At the drive-in et la classe des Smiths.
L'originalité de Stuck In The Sound réside dans cette forte identité musicale. Il ne s'agit pas de faire "à la manière de" (le groupe ne fera d’ailleurs jamais aucune reprise). Alors que d'autres consacrent davantage de temps à poser qu’à jouer, les quatre garçons ont préféré passer jour et nuit à bosser dans leur studio de l'Est Parisien pour y construire patiemment leur son.
C’est en 2002 lors d’une soirée que les quatre amis se rencontrent. Pourtant, les circonstances ne s'y prêtent pas : un par un, ils vont tenter de séduire la même fille qui opposera à chacun un refus poli mais ferme. La fin de soirée rassemble les quatre recalés sur le canapé et la discussion s'engage pendant que des couples dansent amoureusement. Heureusement, pour s'occuper, une guitare traîne par terre. On ignore ce qu'est devenue la demoiselle mais plusieurs chansons lui sont dédiées...
Le premier album est enregistré en 2004, il est alors temps de se lancer à la conquête de la scène. Le groupe dégage tout de suite l'énergie qui va faire sa réputation. Cette énergie combinée à une envie qu'ils savent faire partager au public leur vaut très vite les suffrages de fans qui, de plus en plus nombreux, vont les suivre fidèlement. Deux coups de pouce à un an d'écart contribuent au processus de reconnaissance : le tremplin de la Pépinière en 2004 et la compilation CQFD 2005 des Inrockuptibles sur laquelle figure leur machine de guerre : ToyBoy.
Des premières parties de plus en plus prestigieuses affluent (Dirty Pretty Things, Deportivo, The Kooks, The Organ…) et le groupe devient une valeur sûre de la scène parisienne.
Ils effectuent plus de 50 dates en France en 2005. C’est à ce moment-là que tout s’accélère : le groupe est programmé dans des festivals importants (Rock En Seine 2005 avec Pixies, Queens Of The Stone Age, Franz Ferdinand, Foo Fighters..., Le Bruit de Melun avec Louise Attaque, Luke…), sort un EP intitulé Toyboy, et décide d’entrer en studio pour enregistrer son deuxième album.
Le fruit de leurs efforts, intitulé Nevermind The Living Dead (Discograph, Novembre 2006) devrait sans nul doute être l’une des claques de cette fin d’année 2006.
Stuck In The Sound nous y propose des moments magiques, entre ambiances éthérées (Nevermind The Living Dead, You Ain’t For Me), punk dansant (Never On The Radio), refrains fédérateurs (Delicious Dog, I Shot My Friend), éclats de folie (Don’t Break The Bar Please Dumbo !, Cramp Push And Take It Easy !), galopades épiques (I Travel The World, Don’t Go Henry, Third Eyed Girl), balades élégantes (Waste), et délires arty (It’s Friday)… sans oublier bien sûr le rouleau compresseur Toyboy.
Morts-vivants ou enfants barbouillés de chocolat, nous sommes tous Stuck in the Sound.
