Artistes
Arid
Biographie
Les débuts
ARID
LITTLE THINGS OF VENOM
01/04/99
C’est la révélation d’un secret bien gardé. Et quelle révélation ! Imaginez-vous : un groupe composé de quatre jeunes Gantois excentriques qui, peu après sa formation, se hisse en finale du Rock Rally 1996. “ C’est comme s’ils étaient tombés du ciel. Tout le monde était dans les nuages”, lira-t-on dans le rapport du jury.
Malgré cette première impression très forte, les Flandriens, fortement tributaires du groupe stone rock Kyuss, décident de faire peau neuve en plongeant dans un univers émotionnel doté d’une bonne dose de théâtralité. C’est ainsi qu’ils feront honneur à leur nom, tiré d’une peinture intitulée ‘Arid Lands’, ce qui signifie rude, désolé, stérile. Ils créent un paysage aux lignes capricieuses doté d’un double-fond ; la réalité est porteuse de venin. On se croirait dans un film de Kryzstof Kieslowski ou de Peter Greenaway. Avec cette aliénation troublante que l’on retrouve dans ‘La double vie de Véronique’ ou ‘The cement garden’.
La transposition en notes se pare de magie grâce aux accords harmonieux du guitariste David Du Pré et aux mélodies limpides interprétées par la voix somptueuse de Jasper Steverlinck. Un ténor impitoyable pour les micros, dont la voix fait penser à Jeff Buckley, une comparaison certainement pas imméritée. Enfin, son timbre vocal s’appuie aussi sur un fond indéniable de musique soul.
Pour “Little Things of Venom”, c’est Piet Goddaer qui a soigné pour les arrangements à cordes en faisant appel aux éminents Audrey Riley et Leo Payne (Smashing Pumpkins, Ozark Henry). D’autres musiciens invités de marque comme le guitariste David Dewaele (Soulwax) et le trompettiste Steve Sidwell (Michael Nyman) ont également apporté leur contribution.
LA SUITE
ARID
ALL IS QUIET NOW
13/05/02
Aucun CD ne compte autant que le premier. Pour un groupe venu de nulle part, il ne faut courir aucun risque de se casser la figure. Or, cet obstacle une fois franchi, on est souvent confronté à une amère désillusion. Parce que le deuxième album est toujours le plus difficile. Surtout si les débuts ont été meilleurs que ce qu’on aurait osé espérer et qu’il va falloir placer la barre encore plus haut.
Et c’est précisément là qu’Arid s’est distingué avec “All Is Quiet Now “. Et plus encore : alors qu’il semblait tout à fait évident de faire suivre l’album disque d’or “Little Things Of Venom” d’une compilation de morceaux issus du même moule, Arid a résolument opté pour une approche expérimentale. Notamment pour obtenir un son plus actuel et plus contrasté. Il reste cependant une évidence : tous les ingrédients qui ont permis à Arid de figurer en peu de temps parmi les groupes belges les plus prometteurs restent largement présents.
D’ailleurs, Arid est avant tout un groupe pop dont tous les morceaux, sans exception, se tiennent, même sous leur forme la plus rudimentaire. Qu’il s’agisse du single “You Are” ou du premier morceau de l’album “All I Did”, d’une incroyable puissance, chaque titre évolue vers une apogée, qu’il atteint au bon moment, suscitant ce qui fait si souvent défaut à la musique : l’envie d’apprendre – vite, très vite – à jouer de la guitare soi-même et, en attendant, de s’exercer à prendre les poses les plus grotesques devant son miroir.
Mark Howard s’est avéré le producteur idéal pour assister Arid. Pendant de longues années, Howard a été le bras droit de Daniel Lanois et, plus récemment, il a contribué à des disques classiques tels qu’All That You Can’t Leave Behind (U2), Wrecking Ball (Emmylou Harris) et Time Out Of Mind (Bob Dylan).
En traversant l’Atlantique pour enregistrer son album à Los Angeles, Arid est surtout devenu un groupe plus mûr. Et cela s’entend à la manière dont les arrangements ont été élaborés, aux sonorités nouvelles dans la gamme du quatuor, mais aussi à la maturité avec laquelle les morceaux ont été enregistrés. C’est qu’Arid a élargi son horizon, et pas qu’un peu, comme le montrent les influences du groupe. À côté d’exemples aussi évidents que U2 et Radiohead, on trouve d’autres sources d’inspiration, ce qui témoigne également du passage à l’âge adulte.
L’AVENIR
ARID
ALL THINGS COME IN WAVES
21/01/08
Suite à l’aventure solo très remarquée de Jasper Steverlinck (avec le single “Life on Mars” et l’album “Songs of Innocence”), les trois membres restants du groupe ont décidé de poursuivre la success story d’Arid. Après avoir travaillé un an dans les salles de répétition de la caserne Léopold à Gand, ils ont investi le studio ICP en compagnie de Michel “Shelle” Dierickx. Ils ont pris la production en main et ont sorti, à l’été 2007, un premier single “Words”. Il est très vite apparu que le public n’avait pas oublié Arid. Aussi, le single a-t-il remporté un beau succès. À l’issue des festivals de l’été, le groupe s’est remis au travail au studio ICP pour sortir en décembre son deuxième single, “Why do you run”.
Il ne fait désormais aucun doute que tout le monde est prêt pour le troisième album tant attendu d’Arid, “ All come in waves “.
ARID 2008 : Jasper Steverlinck
David Du Pré
Steven Van Havere
Mirko Banovic
David Poltrock
