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Artistes

 No One Is Innocent
 Biographie

De mauvaises langues ont critiqué la renaissance de No One Is Innocent, et ce bien à tort ! En effet, c’est incontestablement plus forts qu’ils nous sont revenus après ces quelques années… Et le résultat est impressionnant, puissant, mélodique, et d’une fraîcheur qui fait disparaître instantanément l’arrière goût de la reformation ou de la parodie d’un No One première époque.

De l’ancien No One Is Innocent, il ne reste donc aujourd’hui que l’essentiel : la hargne, la richesse et la magie, celle qui font des textes chantés par Kemar des signes des temps, des virgules sensées et sans entraves de la marche du monde…

C’est donc au début des années 90 que No One is Innocent a débarqué sur la scène rock, au moment où celui-ci retrouvait une nouvelle jeunesse dans le rock alternatif. Une révolution est en marche dans le monde du rock…

A l’époque déjà, ils étaient remplis d’une énergie à revendre, utilisaient des mots frappants et ce sur une attitude qui manquait cruellement à la scène française. Pendant plus de cinq ans, le groupe va alors mettre le feu. Il va canaliser une scène, adulé, haï, porté à bouts de bras, tiré à boulets rouges, et s’imposer comme une machine de guerre qui crache autre chose que du venin. Une volonté de exprimer avec des mots nouveaux, une poésie urbaine qui touchera tout l’hexagone, sans exception.

Après avoir renversé les plus grosses scènes d’Europe, de Dour au Parc des Princes, aux Eurockéennes, joué au South By South West, en Amérique du Sud, No One réalise deux albums coup de poings. Le premier, sur lequel on retrouve « Génocide », « Ne reste-t-il que la guerre pour tuer le silence ? » ou encore « Henri, Serial Killer », deviendra un album phare de la scène rock française des early nineties. Le second, « Utopia », sur lequel figurent « Chile » et « Nomenklatura », sera produit par Ulrich Wild.

S’en suit une poignée de maxis dont le culte « Antipolitique » avec les rappeurs de Timide Et Sans Complexe et l’enregistrement d’un titre, « Le Poison », avec l’ « Orchestre National de Barbès », une collaboration qui montre une fois de plus que le groupe ose et s’impose là où on ne l’attend pas !

Mais pourtant, No One, épuisé et poussé par des envies trop diverses en son sein, décide de se saborder. « Nous avions des envies trop différentes, nous étions en désaccord musical… Je n’avais surtout pas envie de sortir un nouvel album que je ne me sentais pas de défendre à 100%, et avec du recul, c’est un divorce qui nous a permis à chacun d’exprimer d’autres traits de nos personnalités », explique Kemar.

Ce dernier prendra alors son élan pour retrouver ses premières amours de Betty Davis, Tricky et Gainsbourg en livrant un envoûtant album solo sorti avec discrétion, mais qui restera une superbe pierre angulaire de sa constante évolution.

En 2003, Kemar fait la rencontre d’un nouveau complice : Kmille, compositeur de « UHT », groupe électro underground. Après quelques amabilités d’usage, ils se rendent vite compte qu’ils ont plus d’un « K » en commun et décident de faire de la musique ensemble.

12 mois de home-studio plus tard, les nouveaux titres sont prêts à prendre leur envol vers le studio. Des morceaux de vie qui, en passant des squelettes acoustiques à la débauche électrique, s’avèrent ne pas être du seul tenant de Kemar… Mais se rapprochent implacablement de la force alchimique qui anima No One Is Innocent. « On s’est vite rendu compte que ce qu’on entendait était difficilement séparable de l’aventure No One. Il y avait une réelle cohérence artistique entre le nom, les textes, les arrangements actuels et les anciens titres. Dès les premières répètes, tout le monde mouillait le maillot, ça transpirait et on a su que c’était le nouveau No One Is Innocent qui devait monter sur scène. »

Le chanteur retrouve fraîcheur et complicité dans cette nouvelle formule qui reprend instantanément et naturellement à sa charge le répertoire et les standards de No One. « Je ne suis pas un chanteur, je suis une énergie. »

Nous sommes en 2004, la donne a changé, l’animal a mué en une nouvelle créature. Mais la source d’énergie, elle, ne s’est pas tarie. 2004, cet animal de foire, sauvage, enfermé, est donc finalement relâché, avec une envie de jouer décuplée et un discours plus acéré que jamais. Accompagné d’Olivier Lude (un ami de longue date connu pour son travail avec M) et tiré par l’enthousiasme de Kmille, No One Is Innocent prend une direction plus brute que par le passé, se rapprochant de la notion du rock écorché des Stooges, sans oublier les leçons de la scène new rock ou des princes de la nouvelle scène électro-punk.

En studio, le groupe prend toute son ampleur et s’autorise quelques participations exceptionnelles des Tres « UDS » Manos (Urban Dance Squad), de Boris d’Indochine et de M. Le résultat est impressionnant, puissant, mélodique, et d’une fraîcheur qui fait disparaître instantanément l’arrière goût de la reformation ou de la parodie d’un No One première époque.

De ce No One Is Innocent, il ne reste donc aujourd’hui que l’essentiel : la hargne, la richesse et la magie, celle qui font des textes chantés par Kemar des signes des temps, des virgules sensées et sans entraves de la marche du monde. Sa marche à lui aussi : « J’ai un peu plus le sentiment qu’une facette de ma manière d’écrire se réveille avec le contexte politique. Jospin est premier ministre, je fais mon album solo… Le monde titube, No One se réveille en moi. La musique est le médium qui véhicule l’agressivité, c’est l’essence de la machine rock. Le texte, lui, est plus subtil, plus malin. »

Comme le montre notamment « Où étions-Nous ? » sur le 21 avril, où nous avons davantage pris conscience du mauvais côté de la force en France… Et puis, sur ce nouvel album «Revolution.com», on trouve aussi l’étonnant « US Festival » où Kemar nous donne une représentation des plus réussies de l’invasion théâtrale et ubuesque de l’Irak. Au fil des chansons, traversées par l’incroyable variété et la cohésion de ce nouveau No One Is Innocent, on découvre une autre perception des effets de la délocalisation (« Tout laisse croire… »), du boom Internet (« Revolution.com »), de notre inconscient collectif cinématographique (« BO ») et surtout, surtout, on est agrippé par l’efficacité des titres et l’émotion qui s’en dégage (« Où veux-tu que je t’aime ? » , « Drive Me »).

No One Is Innocent est un grand groupe de rock, qui n’a pas encore tout dit.



 Infos pratiques

- Tournée Gazoline terminée 

- Dernier album: "Gazoline" (2007)

- Label: Universal

- Sur Myspace

- Booking France: MIGAL PRODUCTIONS



  

  

  

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